Angola : Le gouvernement lance une banque alimentaire

L’heure est à l’offensive. Le gouvernement angolais a lancé une banque alimentaire pour venir en aide aux populations de la province de Cunene. Ces dernières sont menacées et subissent de plein fouet les effets du changement climatique.

Dans l’optique de pouvoir assister régulièrement à la population touchée par la sécheresse à Cunene, le gouvernement provincial a créé une banque alimentaire. Elle permet de faire le stockage et la distribution des produits résultant de dons et de ceux acquis dans le cadre du programme d’urgence de lutte contre la sécheresse.

L’information a été donnée dans la localité de Ondjiva par le gouverneur de Cunene, Vigilio Tyova, lors de la IIe réunion extraordinaire du Conseil d’écoute de la communauté, précisant que la distribution de nourriture serait mensuelle.

De sources concordantes, le gouvernement de Cunene a besoin de 400.000 tonnes d’aliments divers sur une période d’une année. Pour le moment, 698,25 tonnes de denrées et de vêtements étaient arrivées dans la province de Cunene à la suite d’une action du gouvernement central, fait savoir Vigilio Tyova. Dans le même temps, 584,89 tonnes de produits alimentaires ont été distribuées à la population par les administrations municipales et communales.

La sécheresse sévit en Angola et principalement dans la province de Cunene. Depuis plusieurs années, cette zone paie un lourd tribut en termes de sécheresse avec des vies humaines en danger et des bétails.

Des dégâts considérables

Si le problème de sécheresse de cette province ne date pas d’aujourd’hui, il a la mauvaise réputation de créer du chaos. Les chiffres existants sont alarmants et démontrent l’urgence d’une intervention rapide comme celui du gouvernement actuel. C’est depuis 4 ans qu’il persiste.

Il faut noter qu’à la suite de la sécheresse qui a sévit dans la province en 2018, 276 écoles de différents niveaux ont été touchées à Cunene, dont neuf ont fermé leurs portes, affectant au passage 54. 500 étudiants  (sur 436 localités), qui accompagnent leurs parents à faire paitre les troupeaux.

La sécheresse à Cunene a déjà touché 857.443 personnes sur un total de 171.488 familles, et 907.572 têtes de bétail, d’octobre 2018 à ce jour. Il faut ajouter à ces chiffres, la mort de 26.267 animaux, y compris des bovins, des chèvres et des porcs.

Début de solution

Cette province du sud-ouest de l’Angola n’attend que des solutions idoines lui permettant de faire face aux éventuelles sécheresses. L’aide gouvernementale, même si elle s’impose comme un début de solution, a ses limites. L’Etat n’aura pas forcément les moyens de venir à la rescousse de la province chaque année, tant les dégâts matériels sont considérables et ne cessent d’augmenter. La réhabilitation de la faune et de la flore peut se révéler être un véritable casse-tête chinois au fil du temps.

Néanmoins, la construction de barrages vient s’ajouter aux solutions en vue. Ainsi, le président João Lourenço, a approuvé une enveloppe de 200 millions de dollars pour la construction de grands ouvrages hydrauliques (trois barrages, des canaux d’eau, entre autres).

L’idée est de mettre en place un système de transfert d’eau de la rivière Cunene, à partir de la localité de Cafu (dans la municipalité d’Ombadja, jusqu’à Shana, dans les zones de Cuamato, dans la même municipalité) pour atténuer les effets destructeurs de la sécheresse.

Plus loin, il s’agit de  conserver l’eau nécessaire à la consommation humaine, ainsi qu’à l’élevage du bétail et à l’irrigation des champs agricoles.

La Rédaction

 

 

 

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