Warka Water : une solution au problème de l’accès à l’eau potable dans les zones rurales arides en Afrique.

Pour de nombreux pays en voie de développement, l’accès à l’eau potable est encore un luxe. Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus d’un milliard de personnes seraient actuellement privées de cette ressource essentielle. Cela provoque chaque année la mort de milliers de personnes, suite à des maladies provoquées par la consommation d’eau insalubre. Aujourd’hui alors que nous sommes capables d’aller dans l’espace, d’explorer d’autres planètes… il est étonnant que tous, autant que nous sommes, nous ne soyons pas capables avec toutes les technologies dont nous disposons, ainsi qu’avec le niveau de science et de technologie actuelle, nous ne soyons pas capable d’aider les personnes dans le besoin. Pour pallier ce problème, un architecte italien s’est penché sur la question et a créé la tour Warka Water. Il l’a appelée « Warka » en hommage à un arbre qui produit une zone d’ombre précieuse, sous laquelle se rassemblent les communautés. L’architecte italien Arturo Vittori s’est entouré d’étudiants en architecture pour concevoir cette solution innovante. Ces derniers viennent de différents coins de la planète notamment d’Ethiopie. Derrière ce projet, il y a un objectif double : d’une part donner accès à de l’eau potable, d’autre part  créer un lieu de rencontre.

C’est à Dorzé, au sud de l’Éthiopie, qu’a été installée la toute première tour nommée « Warka » d’après le nom du figuier dans l’ombre duquel se rassemblent les communautés. Un arbre important dans la culture et l’écosystème éthiopiens. L’objectif, que devraient faciliter le coût modéré de la structure (il ne devrait pas excéder les 1000 dollars) et sa constructibilité aisée, est d’en installer de nombreux modèles à travers le monde, en particulier dans les zones rurales où manquent les sources d’eau potable. On soulignera notamment que cet accès à l’eau permet d’irriguer des petites récoltes localement, entrainant un effet positif indirect sur la malnutrition.

Suite à cette première réussite, d’autres modèles ont déjà été installés au Liban et en Italie. Preuve, s’il en était, de l’ingéniosité du système, l’invention a récemment remporté le prix mondial du design à « impact » environnemental 2015-2016 (World Design Impact Prize). À ce jour, le groupe Warka Water tente de récolter des dons pour étendre leur solution sur le terrain en Éthiopie et ailleurs.

Et c’est une révolution concrète pour certaines populations. Cette tour est destinée à pourvoir en eau consommable des populations rurales éloignées de sources potables à l’aide d’un simple système recueillant l’humidité de l’air. Alors que plus du tiers de l’humanité consommerait quotidiennement une eau dangereuse, elle pourrait préserver de nombreuses communautés rurales de la planète en sauvant des vies.

D’après un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé paru en 2013, ce ne sont pas moins de 2,4 milliards de personnes qui seraient privés d’eau potable saine et 1,8 milliard de personnes consommeraient même une eau dangereuse pour leur santé. En Éthiopie, où la pauvreté est toujours rampante, seuls 34% de la population rurale aurait accès à l’eau potable. En réponse à cette situation, l’architecte italien Arturo Vittori, du studio Architecture and Vision, a conçu une tour destinée à capter l’humidité et stocker l’eau de pluie, de brume et de rosée. Alors que « Warka » n’était qu’un concept il y a quelques mois, le système est aujourd’hui éprouvé et fonctionnel.

Warka Water, c’est une tour d’une dizaine de mètres de haut, sur laquelle est tendu un filet qui permet de récolter l’humidité des nuages. Désormais cette tour permet des besoins en eau d’un village éthiopien.

Entièrement conçue en bambou et en bio-plastique (des matériaux biodégradables et recyclables issus de la nature), la structure est recouverte de tissus dont le maillage d’une extrême finesse permet de recueillir l’humidité de l’air. Concrètement, le phénomène est similaire à la rosée du matin. Les fines gouttelettes qui se forment dans les mailles du textile finissent par se rassembler et couler dans un réservoir central. Il est ainsi possible de capter jusqu’à 100 litres d’eau par jour ! Avec un poids maximum d’une soixantaine de kilos, la tour peut être construite localement en 4 jours par 6 personnes.

Mais quel est le principe de la tour Warka? Comment parvient-elle à capturer les nuages?

La tour Warka capte dans ses filets l’humidité de l’air et plus spécialement du brouillard. Ce filet est composé d’un matériau de mailles en plastique constitué de fibres de nylon et de polypropylène qui agissent comme des micros-tunnels pour « récolter » des gouttelettes. Cette technique qui capture l’humidité grâce au textile n’est pas nouvelle en soi. En effet elle a déjà été utilisée à diverses reprises, à divers endroits sur le globe. Cependant le fait d’appliquer cette technique à une structure cylindrique la rend plus efficiente. Cela récupérer l’humidité de l’air peut importer la direction du vent.

Mais comment ça fonctionne cette immense structure?

La tour Warka permet d’abord d’attraper les fines gouttes dos du brouillard qui se dépose sur les filets en le traversant. La tour Warka permet aussi récupérer les gouttes de pluie qui s’accrochent aux filets en tombant. Enfin, la Tour Warka permet de récupérer l’eau, mais aussi les gouttes de rosée qui se forment aux heures les plus fraîches de la nuit. Toutes les formes d’eau sont finalement recueillies dans une grande cuve de stockage. Cette cuve est située « en sous-sol » ce qui permet de la garder à une température plus fraîche, et d’éviter l’évaporation.

Mais ce dispositif est-il bien efficace? Autrement dit quelle quantité d’eau ce dispositif permet-il de récolter?

L’architecte reste assez évasif sur les résultats de son installation car la collecte est très variable: dépendamment  principalement de la météo. Mais la finalité de cette installation c’est de pouvoir apporter à la communauté 100 litres d’eau par jour en moyenne sur une année.

Mais comment la fabrique-t-on?

Cette tour peut être construite en environ 10 jours avec l’aide de cinq ou six personnes.

Pour construire cette tour pas besoin de matériaux extraordinaires les outils sont basiques et les matériaux sont très simple. Pour construire cette tour, vous aurez donc besoin : de bambou de filet, de ficelle, et d’attaches métalliques.

Les outils nécessaires pour sa construction sont eux aussi très restreint. En effet, pour fabriquer cette tour de plus de 10 m, il faut seulement, un marteau, une perceuse, une machine à coudre, des ciseaux, une scie, une pince coupante et une pince plate, ainsi qu’un mètre ruban et diviseur de bambou, (ou outil qui permet de diviser la tige du bambou en morceaux de largeur égales).

La tour peut être assemblée  sans échafaudages ou d’équipements électriques. Arturo Vittori travaille en collaboration avec les communautés locales en intégrant les outils traditionnels et les techniques de construction ancestrales. La structure est composée de tiges de bambou croisés qui confèrent à la structure une certaine résistance. La tour est donc constituée de plusieurs modules qui sont par la suite assemblés.

Le bambou est un matériau adéquat pour ce genre de structure. D’une part parce qu’il est léger, d’autre part il est élastique. De plus c’est un matériau qui pousse rapidement et qui est disponible un petit peu partout dans le monde. Cela permet d’utiliser des ressources disponibles localement.

 

Capter l’eau de l’air, une goutte après l’autre :

Dans les montagnes brumeuses de Dorzé, au sud de l’Éthiopie, une élégante structure de bambou capture l’humidité de l’air pour offrir aux populations locales une ressource en eau saine, accessible et renouvelable. Dans ces régions où l’isolement et le relief rendent difficile l’accès aux ressources, le forage de puits n’est pas la meilleure des solutions. Avec son projet Warka Water, l’architecte italien Arturo Vittori offre une alternative simple, peu coûteuse et à faible impact écologique. Cependant rien ne prédestinait Arturo Vittori a créé ce projet. Alors qu’il se passionne pour le design d’avion il est frappé par le problème de l’eau en Éthiopie. Il décida alors de mettre ses compétences d’architecte à la réalisation de ce projet. La base du projet a été  alors, l’arbre Warka car c’est la base du développement de la vie sociale en Éthiopie.

L’architecte et son équipe travaillent à adapter la forme à différents climats, notamment à des climats plus arides.

Il envisage aussi par la suite de créer des tours qui puissent collecter l’eau au sein même des maisons. Il souhaite intégrer la technologie de la tour Warka en acheminant l’eau directement dans l’habitat. Cela éviterait aux populations de se déplacer pour aller chercher de l’eau.

Claude N’TALE |  TOGO

 Source : internet/blog.pigiste.com/2017

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