MAÏS FRAIS AU TOGO, UN RISQUE POUR LA FLAMBEE DU PRIX DU MAÏS SEC ?

Le Togo, petit pays de l’Afrique de l’ouest est aujourd’hui classé parmi les pays les moins avancés et les plus pauvres de la planète. Selon le classement des pays africains dans l’édition de développement humain du PNUD publié en mars 2017, sur les 52 pays, le Togo occupe le 34ème rang africain sur le plan économique et 166ème mondial.

En effet, le Togo possède une économie basée sur l’agriculture, une agriculture qui n’est pas à l’abri des aléas climatiques et qui souffre cruellement de manque de modernisation malgré la« révolution verte » survenue dans les années 70. Elle contribue néanmoins pour une grande part soit 38% au PIB national selon le ministère de l’agriculture de l’élevage et de l’hydraulique, donnée de novembre 2016.

Au Togo, les productions agricoles sont dominées par les cultures vivrières ou de subsistances. A cet effet, le maïs occupe 60% des surfaces cultivées et est la base de l’alimentation togolaise.

A l’accoutumée, le mois de Juin est un mois de récoltes : fruits, céréales, légumes et autres font leur apparition sur le marché au Togo. Parmi ces récoltes, le maïs frais attire notre attention, tant il est aimé des Togolais. Cette année encore, le maïs frais est déversé sur le marché de Lomé. Sur les marchés d’Akodesséwa, (situé dans la zone Sud Est de Lomé), Gbossimé (au Sud-Ouest de Lomé), Agoè(dans la banlieue nord de la ville de Lomé) les véhicules y déversent presque chaque jour des tonnes de maïs frais. Ces camions viennent des villes de l’intérieur du pays comme Vogan (ville à 45 km au sud Est de Lomé), Notsè, Tsévié (chef-lieu de la préfecture de Zio à 35km au Nord Lomé), Azahoun, Agbélouvé (dans la préfecture de Zio région maritimesitué à 40 km au Nord de Lomé), Gamé(dans le canton d’agbélouuvé) etcoù les paysans les chargent de cette céréale.

Quelles sont les raisons d’un écoulement à grande échelle ?

Généralement, dans plusieurs milieux au Togo, la période allant du mois d’avril à juin est un temps de soudure. Durant cette phase ou même un peu avant, les greniers sont vides. Le paysan qui a semé, attend le nouveau maïs comme grain à moudre pour son alimentation. Et donc, il travaille durement. Il est obligé de payer les rares céréales sur le marché au prix fort. Or lui-même n’a pas suffisamment d’argentpuisqu’il n’a…

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