BURKINA: UNE CAMPAGNE AGRICOLE CATASTROPHIQUE

La campagne agricole 2017-2018 au Burkina, lancé le 20 mai s’avère catastrophique, après une saison pluvieuse qui n’a pas été favorable aux agriculteurs burkinabè. Dans l’Est, le Plateau Centrale, le Centre-Nord ou encore dans le Nord du pays où nous avons fait un tour, le constat est alarmant ; des producteurs sont obligés d’abandonner au moins la moitié de leur champ car il n’y a rien à récolter.

Il était attendu au Burkina, après cette campagne agricole 2017-2018, plus de six millions de tonnes de cultures. Mais cette prévision, à l’issue de la saison pluvieuse, est loin d’être atteinte. La production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 estimée à 4 552 273 tonnes, est en baisse de 0,32% et de 1,01% respectivement par rapport à la campagne agricole précédente et à la moyenne des cinq dernières années.

Les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation céréalière font ressortir un déficit brut estimé 72 677 tonnes, selon le ministère de l’agriculture. Une situation qui inquiète les paysans. « Cette année nous ne savons pas ce que nous allons faire car les récoltes n’ont pas été bonnes », a laissé entendre Moussa Kaboré à Zorgho dans le Plateau Centrale. Cet agriculteur espère à ce que l’Etat leur vienne en aide.

Comme M. Kaboré, Christophe Ouoba dans la Gnagna (Est burkinabè), constate avec impuissance l’état alarmant de la saison pluvieuse. Il affirme avoir abandonné ¼ de son champ de mil. « À cause de la sécheresse nos champs n’ont pas bien donné », a-t-il confié.

La campagne agricole écoulée a été marquée par des poches de sécheresse, l’arrêt précoce des pluies, les attaques des chenilles légionnaires et oiseaux granivores, entre autres.

Vu les déficits constatés dans les différentes régions du pays, le gouvernement souhaite prendre  des dispositions nécessaires, concerter les partenaires intervenant dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, en vue d’apporter une réponse adéquate.


Sam SYLGA | BURKINA FASO

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