Burkina: La problématique de l’agriculture et la valorisation de la production locale

Au Burkina, l’agriculture constitue la principale source de revenus pour la majorité de la population. Elle absorbe plus de 80% du peuple burkinabè, mais elle fait face à diverses contraintes liées à la valorisation des récoltes dont la faible liaison production / marché et le délaissement des produits locaux au profit de ceux importés, notamment le riz.

Les produits importés sont convoités par la majeure partie du peuple burkinabè au détriment de la production locale, mettant ainsi en cause le concept “produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons”, qui a été tant prôné par le chef de la révolution d’août 1983, Thomas Isidore Sankara.

Après avoir subi les affres du changement climatique, les paysans assistent parfois au pourrissement de leurs récoltes : tomates, niébé… dû à la mévente, du manque de voies d’accès à certaines localités agricoles et de méthode de conservation.

Par exemple, le riz qui occupe la 4ème place parmi les céréales produites au Burkina après le sorgho, le maïs et le mil, sa production a progressé de plus de 50% en moins d’une décennie, passant de 195 000 tonnes en 2008 à plus de 325 028 tonnes en 2015. Cependant, force est de constater que plus de la moitié des besoins nationaux en riz au Burkina, sont couverts par les importations, qui ont culminé à 440 000 tonnes en 2013 puis à 379 592 tonnes en 2015.

 

Les problèmes que rencontrent les agriculteurs burkinabè

Bien que l’économie du Burkina repose sur le secteur rural qui emploie plus de 80% de la population active et fournit 40% du Produit intérieur brut (PIB), l’agriculture peine à nourrir ses acteurs du fait de certains problèmes auxquels ils font face dont les plus importants sont : la dégradation et la baisse de la fertilité des sols, et de la pluviométrie, le faible accès des producteurs aux intrants et au crédit, le faible investissement du capital financier, l’insuffisance des services d’appui-conseil, le faible niveau de formation et d’organisation des producteurs et surtout la problématique de l’écoulement de la production.

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